Bamako, 18 juillet 2025 – L’atelier d’appropriation du processus
de l’Examen Périodique Universel (EPU) du Mali s’est tenu le 18 juillet, dans le cadre de l’élaboration du rapport national de mise en œuvre à mi-parcours des recommandations acceptées lors du 4ᵉ cycle de l’EPU, organisé le 2 mai 2023 à Genève.
Présidé par Dr Boubacar Sidiki DIARRAH, Secrétaire général du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, représentant Monsieur Mamoudou KASSOGUE, Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, l’atelier a réuni de nombreuses personnalités institutionnelles et partenaires techniques et financiers.
Parmi les participants figuraient des représentants du cabinet ministériel, de la Commission nationale des Droits de l’Homme (CNDH), des organisations de défense des droits humains, ainsi que des représentants d’organismes internationaux tels que le PNUD-PROSMED, EUCAP-Sahel, l’UNICEF et le CICR.
Dans son allocution, le Secrétaire général a rappelé que l’EPU constitue un mécanisme clé du Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies, destiné à évaluer les efforts des États membres dans le domaine des droits humains. Il a souligné que cet atelier marque une étape cruciale de l’engagement du Mali, avec l’élaboration du rapport national à mi-parcours sur la mise en œuvre des recommandations.
Renforcement des capacités et méthodologie de suivi
L’objectif principal de la rencontre était de permettre aux participants de mieux comprendre le processus de l’EPU, ses enjeux, et de s’approprier les outils de collecte et d’analyse des données. Une attention particulière a été portée aux défis liés au contexte sécuritaire, qui influencent la mise en œuvre effective des recommandations.
Le Secrétaire général a également salué les progrès du Gouvernement en matière de renforcement du cadre institutionnel et juridique des droits humains. Il a notamment cité :
-
La création de la Direction nationale des droits de l’Homme ;
-
La montée en puissance de la CNDH, qui a obtenu le statut “A” ;
-
L’adoption du nouveau Code pénal et du Code de procédure pénale, traduisant la volonté du Mali de consolider l’État de droit.
Des avancées concrètes saluées
Par ailleurs, plusieurs actions concrètes ont été mises en avant :
-
La lutte contre l’impunité ;
-
La mise en œuvre d’un plan de réparation nationale ;
-
L’amélioration des conditions de détention ;
-
L’émission de circulaires aux magistrats, en vue de garantir un meilleur respect des droits procéduraux.
Cet atelier a permis de poser les bases d’un travail collectif en vue de la rédaction d’un rapport objectif, participatif et conforme aux engagements internationaux du Mali en matière de droits humains.

